Je n'ai pas la prétention de t'apprendre à tenir un guidon, mais je vais quand même enfoncer quelques portes ouvertes. Jette un oeil plus bas.

Tout le temps que tu passeras à l'atelier sur le bolide chéri , te permettra de profiter pleinement de ta journée d'entraînement. Y'a rien de plus frustrant que de faire de la mécanique sur le paddock ... quand les autres sont déjà en pré-grille. Surtout quand cette mécanique aurait pu être faite en atelier!

Préparation de la mobylette avant d'aller s'arsouiller.

Pression des pneus (oui je sais c'est évident)
Niveau d'huile (!!!!!!!!!) moteur, boîte + liquide de frein ...
Un coup de graisse en bombe sur la chaîne
Un tout petit coup de pompe à graisse dans le moyeu de roue arrière (pour les 500 XT/SR évidement)
Entre chaque série, un petit nettoyage au chiffon oblige à se pencher sur la belle, à la regarder de près et éventuellement à voir une amorce de défaut (du style boulon qui se barre, ça se serait déjà vu sur un gromono!), échappement qui se fend, fuie d'huile anormale, etc ....
Actionner au moins une fois tous les leviers (embrayage, freins etc..).
Vidanger la cuve du carburateur (surtout si la motocyclette ça n'a pas tourné depuis longtemps)
Démarrer la machine pour essai

Le démarrage d'un XT sans le kick:
    - mettre le starter
    - ouvrir l'essence
    - contrôler le bouton de masse 
    - passer la première
    - décoller l'embrayage
    - reculer sur la compression
    - mettre un poil de gaz (ou le ralenti accéléré sur le carbu d'origine)
    - pousser la machine sur 2 mètres, et lâcher l'embrayage d'un coup sec
Si vous êtes obligés d'être à trois rugbymen sur la roue arrière, faudra peaufiner la technique, z'êtes pas dans le coup. Ou il y a un problème sur la motocyclette que vous ne voulez pas vous avouer. Pour les septiques, je rappelle qu'une Norton Manx 500 se démarre sur la même distance même avec 14 de compression.

Pour la chauffe du moteur, vaut mieux faire le tour du paddock en roulant peinard que de donner des grands coups de gaz sur la béquille, ça fait chier les voisins de paddock, ça encrasse la bougie, et ça abîme la béquille et patati et patata.

Premiers tours de roue tout gentiment en suivant les autres dans le tour de chauffe, et ensuite gazadonf.

Pendant le tour de chauffe et même après, écoute la moto, les bruits divers et variés, et n'hésite pas à rentrer au paddock en cas de comportement douteux (bruit, sensation bizarre, louvoiement inhabituel). Note sur un carnet toutes les anomalies, même les plus insignifiantes,. De retour en atelier, il te suffira de prendre tes notes et de résoudre les petits défauts relevés sur le circuit. En pratiquant comme ça, à chaque départ tu auras l'assurance d'avoir une moto sur laquelle rien n'a été négligé. Et tu verras ton taux de pannes et de problèmes diminuer, et donc ton taux de plaisir augmenter en proportion.

Attention : certaines motos sont livrées de série avec certains de ces comportement douteux, dans ce cas relire les essais d'époque, ta petite merveille n'était peut-être pas si bien que ça!!

Ma machine comporte un pic de puissance aux alentours de 6800 t/mn, je la pousse sans complexe à 7500 t/mn, et l'aiguille va de temps en temps se promener à 8000 t/mn (pour peux que mon compte tour soit fiable).

Après sept ans d'abus à Lezennes (Lille) ou à Croix en Ternois, ce qui représente 5 à 6 sorties par an, j'ai effectué les interventions suivantes (hors réglage carburation):

    -    réglage chaîne secondaire à chaque sortie
    -    réglage chaîne de distribution 1 foisnpar an
    -    réglage jeux aux culbuteurs 1 fois par an (et c'était nécessaire)
    -    vidange moteur 1 fois par an (avec la R40 c'est conseillé mais pas forcément nécessaire)

Suite à un traînard (en tout honneur lors d'un baston avec un flat mou teuton), j'ai remplacé un repose pied et le guidon.

Je n'ai pas encore fait le coût de l'entretien de mon xt500 de piste, mais ça ne va pas chercher loin. Les frais de déplacement et d'inscription sont de loin beaucoup plus élevés.